The Killer Inside Me par Jim Thompson ont été vendues pour EUR 9,85 chaque exemplaire. Le livre publié par Orion. Il contient 224 pages et classé dans le genre Subjects. Ce livre a une bonne réponse du lecteur, il a la cote 3.3 des lecteurs 396. Inscrivez-vous maintenant pour accéder à des milliers de livres disponibles pour téléchargement gratuit. L'inscription était gratuite.
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Description du livre The Killer Inside Me : "All of us that meant so good and did so bad" - 2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile."All of us that meant so good and did so bad"
Par LD
NB Jim Thompson fait partie de ces artistes américains qui doivent beaucoup à la France pour leur renommée. Remercions sans plus tarder Pierre Rissient qui, non content d'avoir contribué à faire connaître nombre de cinéastes du monde entier, a littéralement sauvé certains romans de Thompson après sa mort en 1977, alors que sa veuve pensait que la place de ses manuscrits était dans une benne à ordures. Remercions également la Série noire, la collection française qui a mis en valeur les romans de Thompson pendant des années. Il faut cependant reconnaître qu'elle ne l'a pas servi au mieux, pas plus d'ailleurs que la plupart des auteurs de romans noirs pendant ses premières décennies d'existence, de textes tronqués en traductions douteuses. Alors que Gallimard a fini par faire amende honorable depuis quelques années, en restituant des versions intégrales retraduites des ouvrages de ses auteurs phares tels que Dashiell Hammett et Raymond Chandler, c'est Rivages qui a fini par récupérer les droits des romans de Jim Thompson et rétablir les textes dans leur intégrité et avec des traductions nettement moins fantaisistes. Pour l'heure, ce sont 4 romans qui ont été ainsi re-proposés au lectorat français. Afin que cela soit le plus clair possible, j'indique avec des liens le titre original et le nouveau titre, et entre parenthèses l'ancien titre. Toutes ces éditions étant encore disponibles, j'invite vivement à se diriger vers les ouvrages Rivages quand ils existent, les Série noire et Folio ne faisant que sempiternellement reprendre les anciennes éditions tronquées et parfois abominablement traduites (ce qui était notamment le cas d'un des chefs-d'œuvre de l'auteur, The Killer Inside Me, qui avait été charcuté de près d'un quart du texte, traduit de façon innommable). En espérant que Rivages ne va pas s'arrêter en si bon chemin - le génial Pop. 1280, traduit en français sous le titre 1275 âmes (sic), est épuisé en Folio depuis quelque temps et il faut absolument qu'il soit rendu au lectorat français dans les meilleures conditions - voici les 4 pour l'instant retraduits : Nothing More Than Murder / Un meurtre et rien d'autre (Cent mètres de silence), The Killer Inside Me / L'assassin qui est en moi (Le démon dans ma peau), A Hell of a Woman / Une femme d'enfer (Des cliques et des cloaques), The Getaway / L'échappée (Le lien conjugal).The Killer Inside Me (1952) a fermement établi tous les traits qui définissent la plupart des grands Thompson des années 50-60, par-delà certains des archétypes du roman noir (la femme fatale, les pigeons, etc) : la narration à la première personne, le type qui joue toujours au plus fin avec tout le monde et finit par être pris à ses propres pièges, et surtout - contrairement à la tradition des Hammett et Chandler, qu'il poursuit par ailleurs jusqu'à un certain point - le choix de personnages qui ne sont pas des citadins relativement sophistiqués, à commencer par la figure du privé à la Sam Spade ou Philip Marlowe, mais des habitants de petites villes plus ou moins malins, qui prennent tout d'abord leurs aises avec la loi (surtout lorsqu'ils sont censés la faire respecter), puis de grandes libertés avec elle, avant de s'engluer dans des zones grises entre vérité et mensonge, humanité et inhumanité.Que ce roman constitue une œuvre aussi achevée est d'autant plus étonnant qu'il fut écrit en un mois. Entre 1952 et 1954, Thompson produisit ainsi pas moins de douze livres! C'est ce roman-là qui l'installa dans le paysage, même s'il n'eut pas, de son vivant, la même reconnaissance dont jouissaient ses prestigieux devanciers. Selon l'expression de Geoffrey O'Brien, il resta toujours un "dimestore Dostoevsky" ("un Dostoievski des bazars bon marché"). C'est également lui qui décida Stanley Kubrick à faire appel à Thompson pour qu'il l'aide au scénario de The Killing / L'ultime razzia - ce fut d'ailleurs un motif de quasi-brouille entre les deux hommes, le générique ne créditant Thompson que pour des dialogues additionnels, alors qu'il a toujours dit à qui voulait l'entendre qu'il était très largement l'auteur du scénario ; cela n'empêcha pas Thompson de signer pour être co-scénariste de Paths of Glory / Les Sentiers de la gloire, pour lequel il fut cette fois-ci dûment crédité.Le Lou Ford de The Killer Inside Me semble toujours maître de ce qui lui arrive. Sauf quand s'empare de lui "la maladie" (qu'il finit par diagnostiquer lui-même comme une forme de schizophrénie, à l'aide des ouvrages de la bibliothèque médicale de son père). Ce qu'on a pu reprocher à Thompson, et à d'autres auteurs de romans noirs 'hard-boiled', la misogynie de ses personnages, éclate à plus d'une reprise dans cette histoire de shérif qui n'épargne pas plus les femmes que les hommes. Car Lou Ford, comme d'autres personnages de romans de Jim Thompson (ex. Pop. 1280) est effectivement un salaud. Mais un salaud qui fait le mal en cherchant à bien faire, ce qu'il reconnaît à la fin dans le roman - "all of us that meant so good and did so bad", le "all of us" renvoyant le lecteur à sa capacité à s'inclure dans un "nous" qui comprend un être assez abject. Les personnages de Thompson ne sont par ailleurs pas à proprement parler misogynes, ils ne comprennent que confusément qu'ils ont besoin de détruire les femmes alors qu'ils les aiment.Thompson, qui n'est certes pas le genre à adopter des narrations alambiquées, sait remettre en question les propos de ses personnages énonciateurs, à qui il arrive d'être abjects mais qui ne se complaisent jamais vraiment dans l'abjection. Si l'on ajoute à cela le côté dynamique de la narration à la première personne, qui essaye tout du long de persuader tout en restant discursive, on comprend que c'est bien la façon de faire de Thompson qui permet de ne pas rendre le lecteur captif des délires d'un esprit malade. Thompson, tout en le plongeant en immersion totale dans une logique donnée, qu'il donne à voir pour la façon dont elle se pervertit, fait en sorte qu'il puisse garder la distance nécessaire avec elle. Puisque jugement il y aura forcément, Thompson le sait, il aura donné assez accès au personnage, à son intériorité et au déroulement de sa pensée, pour ses aspects les moins reluisants mais pas que pour eux, afin que le lecteur puisse juger s'il le souhaite, en tenant compte des actes immoraux qui ont été commis mais en ne s'y cantonnant pas, ou afin qu'il suspende son jugement.C'est bien sûr la voix du personnage qui rend ces développements aussi plaisants à suivre, de la langue employée, imagée et souvent savoureuse, aux ellipses soigneusement élaborées pour ménager des suspensions de quelques pages et des révélations légèrement décalées pour venir nourrir des échanges avec un autre personnage. Ainsi, le narrateur garde toujours un temps d'avance sur le lecteur, même s'il lâche quelques indices pour le titiller et le préparer à ce qui va suivre.En outre, Thompson s'amuse avec le bagage de ses personnages, tant il sait qu'il a parfois chargé la barque freudienne. S'il ne rechigne pas à donner des éléments d'explication, de nature psychanalytique le plus souvent, il finit toujours par les désamorcer avec un sourire ou un rictus. Ou plus exactement il montre que s'ils valent sans doute, on ne saurait limiter les agissements d'un être humain, par essence complexes, à ces explications souvent trop mécaniques ou simplistes.Tout cela pour répondre également au commentaire d'Evelyne Nehls, très intéressant en ceci qu'elle cerne bien le roman et qu'elle a raison : la façon dont on réagit à ce type de narration est bien affaire de sensibilité personnelle. Mais j'ajouterais donc que si ce roman, et d'autres de Thompson avec lui, continuent à être dérangeants et à avoir un véritable potentiel subversif - c'est vrai, et c'est heureux en ce qui me concerne - Thomson donne le contre-poison en même temps qu'il distille le poison via la parole du narrateur. Sans compter qu'il est permis de les trouver hilarants à plus d'un tournant!The Killer Inside Me, le film assez récent de Michael Winterbottom, est plutôt exemplaire sur le strict plan de l'adaptation, sans doute la plus fidèle avec The Grifters / Les Arnaqueurs de Stephen Frears. On retrouve la noirceur en plein jour, le mal tapi sous des dehors avenants et policés, le sens du grotesque aussi. La reconstitution est bonne, mais ne donne pas dans le vernis rétro trop astiqué auquel on recourt souvent pour retrouver les rutilantes années 50. Sans doute manque-t-il de la chaleur moite qui caractérise les romans de Thompson, celle que Tavernier avait retrouvée à sa façon en transposant 1275 âmes en Afrique dans Coup de torchon. Peut-être manque-t-il également un point de vue fort, mais celui-ci peut aussi mettre en danger l'équilibre du film, ce qui n'est pas le cas ici. Comme dans tant d'adaptations, on perd une partie des complexités et subtilités du récit à la première personne, mais le récit est ici toujours lisible tout en n'édulcorant pas trop le livre et en ne perdant pas tout ce qu'il apporte comme arrière-plan - ce qui était fatal à l'adaptation d'Ellroy par De Palma dans Le Dahlia noir. On a dit du film qu'il était complaisant. Certes, on sait que la représentation de la violence physique et du sexe au cinéma n'ont jamais la même portée qu'en littérature. Mais si l'on peut à bon droit reprocher à Winterbottom d'avoir trop dosé ces deux ingrédients dans son film, on ne peut en aucun cas affirmer qu'il s'agit d'un contresens par rapport au roman. Quant à trouver cela franchement déplaisant, cela dépendra évidemment des limites de chacun, mais je ne pense pas qu'on puisse détruire ce film en le taxant de complaisance ou de misogynie. A moins de juger le personnage et ses actions, mais à ce moment-là ce n'est plus la réussite d'une oeuvre et la complexité d'un personnage qu'on juge, mais le comportement immoral de quelqu'un. Le film de Winterbottom n'aurait quoi qu'il en soit jamais été aussi réussi s'il n'avait trouvé l'interprète idéal pour Lou Ford. Casey Affleck fait merveille dans ce rôle, finalement assez proche de sa façon habituelle de jouer, ici formidablement adéquate. Son élocution douce et traînante, sa suavité, sa bonhomie, ce qui traverse ses yeux et son visage permettent à Winterbottom une caractérisation du personnage qui fait qu'une voix off minimale peut suffire à apporter les explications sur le personnage fournies au fur et à mesure dans le roman.Si Thompson jouit depuis longtemps d'une renommée certaine - aux États-Unis, Stephen King et James Ellroy ont chanté ses louanges à plusieurs reprises, ce qui ne lui a pas fait de mal - je ne suis pas persuadé qu'elle soit actuellement au plus haut. Après les adaptations cinématographiques l'ayant mis en valeur en France (Série noire d'Alain Corneau, d'après Une femme d'enfer ; Coup de torchon de Bertrand Tavernier, d'après 1275 âmes) et dans les pays anglophones (outre The Killer Inside Me, Guet-apens de Sam Peckinpah, d'après L'Echappée ; Les Arnaqueurs de Stephen Frears), son étoile semble pâlir quelque peu ces temps-ci. On ne peut que trouver cela bien dommage : le temps passe, certes, mais pas plus que Hammett, Cain, Chandler ou Goodis (liste non limitative), Thompson ne mérite d'être délaissé. L'alliage entre la plongée dans la conscience de ses personnages, la noirceur et l'empathie avec laquelle il contemple une humanité passablement grotesque se débattre avec son destin, le tout dans une langue relevée, voilà certaines des raisons pour lesquelles il faut continuer à aller à la découverte de cet auteur. Espérons que les nouvelles éditions de chez Rivages contribueront à faire qu'il ne sombrera pas peu à peu dans l'oubli dans nos contrées.Si l'on peut comprendre les expressions familières américaines, la lecture en anglais de ce roman-là sera relativement aisée. La nouvelle traduction chez Rivages n'est pas mal du tout. Elle ne rend pas tout le sel de la langue d'origine, tant s'en faut, mais outre que c'est probablement impossible, la version de Jean-Paul Gratias a au moins pour elle de ne pas récrire le texte de façon indue. Les romans noirs font partie de ces livres qui perdent inévitablement beaucoup à la traduction, mais il était plus que temps que Thompson, et d'autres grandes figures avec lui, soient considérés comme les auteurs qu'ils sont, dont le texte ne peut être malmené ou adapté au gré des fantaisies d'un traducteur ou d'un directeur de collection. The Killer Inside Me a été écrit par Jim Thompson qui connu comme un auteur et ont écrit beaucoup de livres intéressants avec une grande narration. The Killer Inside Me a été l'un des livres de populer sur 2016. Il contient 224 pages et disponible sur format . Ce livre a été très surpris en raison de sa note rating et a obtenu environ avis des utilisateurs. Donc, après avoir terminé la lecture de ce livre, je recommande aux lecteurs de ne pas sous-estimer ce grand livre. Vous devez prendre The Killer Inside Me que votre liste de lecture ou vous serez regretter parce que vous ne l'avez pas lu encore dans votre vie..
| Le Titre Du Livre | : | The Killer Inside Me |
| Vendu par | : | Orion (03/08/2006) |
| Editeur | : | Jim Thompson |
| Langue | : | Anglais |
| ISBN | : | 752879588 |
| Livre Format | : | E-Book, Hardcover |
| Nombre de pages | : | 224 pages |
| Genre | : | Subjects |
| Nom de fichier | : | the-killer-inside-me.pdf |
| La taille du fichier | : | 15.82 KB |
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